16 octobre 2006
Droit à l’enfance : irrédentisme fondamental
Dangereuses inconséquences d'une option éducative
Pour tenter de préserver à tout jamais ledit "vert paradis des amours enfantines", à quoi serions-nous prêts ?
En
tous domaines où l'opinion publique est sollicitée, politique
gouvernementale, habitudes sociales ou comportements sexuels, diverses
solutions au problème récurrent qui est de "séparer le bon grain de
l'ivraie"
ont déjà été expérimentées, dont la plus radicale est bien entendu la
censure (ou pire, l'autocensure)
"Les uns comme les autres, ici ou ailleurs.,"
Tous Saints innocents n'ont pas candeur enfantine, ni "mains pleines" (mains plaines ou planes, c'est-à-dire qui ne peuvent se prendre à rien) ; mais tous enfants ne souhaitent pas rester innocents.
Si ce
n’est en genre grammatical, l’enfant est assez généralement observé
comme neutre au plan sexuel. L’unanimité, sans « aller de soi », semble
aussi s’accorder sur le caractère sacré (du corps) de l’enfant.
Enfance,
innocence: deux signifiants en soi non significatifs et deux concepts
distincts, non englobants. En essayant une incise philosophique : "enfance" en appelle à dualisme et réductionnisme; "innocence" à holistique et perspectives concertées.
Dans
la perspective d'une société d'information et communication globales, à
l'échelle de la prétendue communauté internationale, il s'impose de
considérer les actions de toute organisation publique ou privée,
internationale, nationale, gouvernementale ou non gouvernementale à
l'aune de leurs résultats recensés en vue des audits salvateurs, qui
"remettent les pendules à l'heure".
Sans aucune prétention, une relative expérience au service du corps enseignant m'a appris à faire la différence entre proclamation publique et effets d'annonce, et ce que parents, profs, élèves ou étudiants constatent, éprouvent et vérifient pour eux-mêmes et par eux-mêmes jour après jour.
Au départ d'une organisation qui a le mérite d'exister: "innocence en danger", cette sécession d'initiative telle que "droit à l'enfance" ne me semble pas faire double emploi, pour autant qu'elle rallie un plus grand nombre d'adhérents de dite bonne - et gracieuse - volonté.
Pour autant, à l'horizon des vrais destinataires les enfants eux-mêmes : en attendent-ils des résultats concrets, qui ne se limitent pas à communiqués de presse., bidouilles !
Par-delà toute stérile polémique, une nouvelle outrecuidance de la pub’ : le filon commercial à prospecter au bénéfice de compagnies du matos "branché" - 'wired' - tout profit pour les industriels du secteur NTIC.
Logiciels de filtrage .? D’utilisation facile, mais jamais convaincants. !
Au dit "bon vieux temps" des patriarches à barbe et des 'grannies' à jupons brodés, on n'avait pas encore inventé(?) ni Sida, ni panne d'électricité, ni moteur à explosions, ni Grande Guerre, ni guérillas, - ni., ni., vaches folles ou grippe aviaire - (la liste est-elle close ?)
Quoique le risque de dérives ait été de fait identifié, il reste un brin de nostalgie dans ce souhait - pas authentiquement formulé - d'éviter aux enfants dans les forums, ou touts autres salons de discussion qui leur sont clairement dédicacés, le regard présumé malveillant de quelques adultes.
Un peu comme si la cour de récré devait impérativement échapper à l'intrusion abhorrée de profs ou autres personnages - "dont-on-ne-sait-jamais., si.?," - quand ce n'est pas le proviseur? Pour ce qui est des parents, ou du Préfet des études, ils pourront toujours se brosser - "nous, on leur tirera la langue - lààà-la-la, tiens !"
C'est bizarre :
tout-à-coup, je me surprends à comparer ce retour sur instant
d'éternité, et la vision qu'ont de l'existence les communautés Amish,
ou d'autres fondamentalistes.
>> Penser au Global - Agir au Local <<
Commentaires
Je bute sans arrêt sur ce problème de l'intention de fond. Toutes les "bonnes intentions" deviennent mauvaises car chargées d'arrière-pensées nauséeuses, religieuses ou mercantiles. Cette société où tout sans arrêt est sujet à caution est vraiment perturbante. Non, les enfants ne sont pas innocents, au sens angélique du terme. Mais ils le sont dans leur immaturité, leur incapacité à projeter. C'est là où l'adulte devrait achopper. En ce qui concerne ma fille de 11 ans, elle surfe sans logiciel de filtrage, inutile à mon avis. Ces logiciels empêchent les enfants d'aller sur des sites réservés aux adultes mais il n'empêche pas les adultes d'aller sur les sites pour enfants.Interdire n'explique pas, je préfère mettre en garde, éduquer à la vigilance. Mais ce n'est que mon avis. Chris
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